Marché de l’habitation 2025 : entre soulagement et prudence
En bref : 945 000 transactions dans l’ancien fin 2025 (+12 %), des prix qui se stabilisent à la hausse (+1 %) mais des disparités régionales marquées : le point sur un marché entre reprise timide et prudence.
Un volume de transactions qui se redresse
Face aux nombreux chiffres de réseaux d’agents immobiliers toujours prompts à déceler une reprise, force est de constater que le premier indicateur du marché, à savoir le nombre de logements anciens vendus, est de bonne tenue. Les notaires ont annoncé le chiffre de 945 000 transactions dans l’ancien à la fin décembre 2025, sur douze mois. Soit une hausse de 12 %. S’il est illusoire à brève échéance de revenir au pic de 2021, le marché se rapproche peu à peu du million d’unités vendues.
Pour autant, la baisse importante des taux d’intérêt entre janvier 2024 et janvier 2025 (100 pdb en moins), cumulée à la baisse des prix amorcée depuis 2022, auraient pu laisser présager d’un marché avec une vraie dynamique. Sans parler de la faiblesse du marché du neuf et de la proximité croissante des élections, deux facteurs qui affectent la demande dans l’ancien.
Une année en dents de scie
2025 avait bien commencé, l’annonce de l’augmentation des droits de mutation y avait sans doute été pour quelque chose, poussant les acquéreurs du moment à presser le pas avant le mois de mai. Un euro est un euro. Puis la grosse déprime française se poursuivant, il fallut attendre l’été et le début de la rentrée pour que le mouvement initié au T1 reprenne. L’extrême fin d’année infirma en grande partie la tendance.
Les prix : la baisse est derrière nous
Du côté des prix, la baisse est pour l’heure derrière nous avec une stabilisation haussière de l’ordre d’1 % sur l’ensemble du territoire, profitant surtout aux appartements. Ce sont les grandes villes, la région parisienne qui reprennent un peu de couleurs. Plus on s’éloigne de la capitale ou des grandes villes, plus la tendance s’atténue voire disparaît.
Soulagement donc pour le marché francilien, puisque la progression timide des prix en 2025 marque la fin de dix trimestres de baisse, dont les T1 et T2 2025. Les maisons accusent en revanche du retard.
Des disparités régionales marquées
En régions, d’une ligne allant de Bayonne à Rennes, les prix sont encore en repli au T3 2025, alors qu’une autre ligne, de Montpellier à Lille, est orientée nettement à la hausse, à l’exception encore de Lyon.
(Voir la carte des prix au m² par ville — image ci-dessous)

Perspectives 2026 : prudence de mise
Le retour du chômage, les incertitudes politiques pèseront sans doute une nouvelle fois dans le comportement des acheteurs, dont on note cependant une certaine habitude à affronter des vents contraires. Reste l’éternelle question des taux d’intérêt, dont tout le monde prédit l’évolution positive en 2026. Prudence donc.